Achats intégrés : un logo de la PEGI pour informer les consommateurs

Achats intégrés : un logo de la PEGI pour informer les consommateurs
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Les achats intégrés sont devenus courants pour les jeux vidéo les plus récents. Mais ils sont parfois masqués ou assimilés aux monnaies virtuelles. La PEGI souhaite clarifier leur usage grâce à un nouveau logo avertissant les consommateurs de leur présence.

Achats intégrés : un logo de la PEGI pour informer les consommateurs

nouveau logo pour informer les acheteurs. Source : Wikimédia

Les achats intégrés : la nouvelle manne des développeurs

Cela n’a échappé à aucun joueur ces dernières années : les développeurs de jeux vidéo ont créé de nouveaux moyens de monétiser leurs jeux. Plutôt que de se baser sur un modèle classique, de plus en plus de jeux intègrent des achats « in game » ou des DLC qui permettent de générer des revenus additionnels. Au point d’agacer parfois les joueurs : le fiasco des loot boxes de Battlefront a montré que le système avait ses limites.

Pour autant, il est maintenant devenu courant d’acheter un skin ou encore des bonus directement au sein du jeu. Une fonctionnalité que les parents ignorent parfois, et qui a conduit à des dépenses salées par des jeunes joueurs un peu trop zélés… C’est pourquoi la PEGI, qui classe les jeux au niveau européen, a décidé d’apposer un logo « achats intégrés » pour que les parents achètent en toute conscience ces jeux.

Renommer les achats pour séduire les joueurs jeunes

Cette directive de la PEGI arrive à un moment où le chiffre d’affaires des microtransactions explose, grâce à des jeux qui essaient de séduire les plus jeunes. Pour cela, ils « démonétarisent » les achats : c’est-à-dire que les bonus ne sont pas échangés contre des euros ou des dollars, mais contre des cristaux, des rubis, ou tout autre type d’objets qui permettent de distancer l’achat des « vraies » monnaies.

Le risque, c’est bien sûr que les joueurs, en particulier les plus jeunes, ne se rendent pas compte de l’impact financier réel. Cacher l’argent sous des noms plus attractifs permet aussi de rendre l’achat de bonus plus attirant : on n’a pas envie de dépenser 5 euros pour un skin, mais on peut avoir envie de se le procurer contre 25 cristaux, en oubliant qu’ils ont leur équivalent en euros. Ces techniques se développent beaucoup, au point que les jeux proposent de vraies monnaies virtuelles exclusives.

Achats intégrés : un logo de la PEGI pour informer les consommateurs

Les joueurs les plus jeunes peuvent mal comprendre la portée de leur achat. Source : Pixabay

Les monnaies virtuelles envahissent aussi les jeux vidéo

Ces monnaies virtuelles destinées à séduire le joueur fonctionnent de manière très similaire a une crypto-monnaie « réelle » comme le Bitcoin. Certains jeux proposent même actuellement des récompenses en cryptodevises. Et d’autres vont encore plus loin : le jeu Spell of Genesis a créé sa propre crypto-monnaie : le BitCrystal grâce à la blockchain. C’est aussi le cas de Itadaki Dungeon, qui permet non seulement de trouver du milli-Bitcoin, mais aussi de l’utiliser pour acheter des bonus. Il y a donc un vrai marché virtuel qui se développe en parallèle.

On le voit, les moyens de monétiser un jeu sont donc devenus tentaculaires. Si les joueurs eux-mêmes peuvent avoir du mal à saisir toutes les ramifications, on imagine bien que les parents qui achètent des jeux pour leurs enfants à Noël, pourraient aussi ignorer complètement les micros achats intégrés qui se cachent derrière un simple jeu vidéo. Le nouveau logo de la PEGI devrait donc permettre plus de clarté pour ces derniers.

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