Guerre en Ukraine : Comment le vit la planète jeux ?

Mise en ligne le jeudi 24 mars 2022 à 14:04 Par Sansa
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Depuis maintenant plusieurs années, le monde des jeux vidéo prend une ampleur de plus en plus colossale. Beaucoup ont vécu le confinement en se divertissant sur les productions les plus en vue pour le plus grand bonheur des développeurs et maisons d’édition. Cependant depuis la fin du mois de février, un nouveau danger se profile. En ce début d’année, les codes sont chamboulés avec la Russie et son président qui ont pris d’assaut l’Ukraine dans une lutte qui met l’Europe en position délicate. Cette offensive bien qu’elle ne soit qu’à ses débuts impacte déjà considérablement plusieurs domaines et aspects des relations internationales, notamment l’univers des jeux vidéo.

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Contexte de Guerre

L’Ukraine a toujours été en proie à des tiraillements extérieurs. Après plusieurs bouleversements, le pays finit par obtenir son indépendance en 1991 même si elle reste sous le régime Pro-russe pendant plusieurs années. Aujourd’hui encore, malgré les tentatives de ralliement de l’Europe, les Pro-russes persistent dans l’idéologie d’une Russie unifiée à l’Ukraine et refusent toute intégration ukrainienne à l’Europe. Jeudi 24 février 2022 ; le président de la Russie Vladimir Poutine annonce publiquement vouloir entreprendre une attaque militaire sur l’Ukraine en réponse à la demande d’adhésion de cette dernière à l’OTAN. Quelques jours après le début des affrontements, étant consciente de sa position de faiblesse, l’Ukraine lance un cri de cœur à l’Europe afin qu’elle puisse lui venir en aide. Depuis, de plusieurs manières, plusieurs pays de l’Europe de l’Est s’activent pour dissuader Vladimir Poutine dans son élan. Côté Gaming, le gouvernement ukrainien très avisé, sollicite également les grosses écuries du monde virtuel afin qu’elles se montrent solidaires à l’encontre du peuple ukrainien d’une façon ou d’une autre. En tant que passionné du monde des jeux vidéo, on se demande forcément les répercussions dans ce secteur.

Lutte Russo-Ukrainienne : les casinos en ligne menacés ?

Suite à la pandémie du coronavirus, l’intérêt des internautes pour les casinos en ligne est monté en flèche. Les sites de paris en ligne font partie aujourd’hui des jeux qui ont tiré profit de la crise. Cependant le vent pourrait changer de sens actuellement avec le présent conflit. En effet, depuis le début des premiers coups de feu, plusieurs ‘’offensives’’ des pays de l’Est se profilent. La Russie ayant exilé ses zones de jeux d’argent terrestres aux confins du pays depuis quelques années, les casinos en ligne restent la seule option des Russes pour s’adonner à leurs passions du jeu. On peut donc se dire qu’après le récent refus des monnaies Russes dans les moyens de paiements de plusieurs entreprises extérieures, ou encore le blocage des chaînes Russes par YouTube, il serait logique d’anticiper les représailles sur les casinos en lignes russes, à travers les moyens de paiement par exemple. À ce jour, les contrecoups de cette guerre fratricide planent sur un nombre incalculable de domaines dont les casinos en ligne. Toutefois, peu importe l’impact des conflits sur les marchés des pays concernés, l’on est en droit d’espérer que tous les meilleurs opérateurs de casino en ligne parviendront à maintenir leurs services de qualités et ne seront pas trop incapacités, surtout dans les pays qui ne sont pas directement impliqués. Il est plus que jamais vital que ces casinos en ligne d’élite restent opérationnels pour permettre aux abonnés de se divertir et d’avoir des sessions réjouissantes en ces temps difficiles.

La mobilisation de la sphère Gaming

Après le S.O.S lancé par le président Zelensky, un bon nombre d’entreprises réputées ont dû se positionner. Facebook, Twitter, et YouTube ont chacun réagi à leur façon face à cette guerre en bloquant les publications en Europe des médias de l’État Russe. Pour mettre toutes les chances de son côté, le gouvernement de Zelensky va chercher par lui-même l’appui de toutes les institutions influentes possibles. C’est ainsi que le 3 mars, après quelques jours d’altercations, le vice-premier ministre ukrainien Mykhailo Fedorov s’attaque au secteur du jeu et va jusqu’à taguer les géants du gaming, les invitant à sevrer la Russie de leurs produits. Une démarche compréhensible au vu de l’importante relation entre l’Ukraine et le secteur des jeux vidéo.

Les pontes du jeu vidéo prennent position

Le 03 mars 2022, Fedorov identifie Microsoft, Sony, Nintendo, Konami, et bien d’autres dans une publication sur Twitter en les invitant à couper leurs contacts et leurs affaires avec la Russie en guise de soutien. Des paroles auxquelles ces entreprises étaient contraintes de réagir. Que cela soit dans une démarche d’aide sincère envers l’Ukraine, d’intérêt de protection de leur image, ou les deux, plusieurs entreprises de jeux se prononcent une à une.

  • EA Sport : la célèbre filiale du studio international Electronics Arts annonçait la veille du post de Fedorov un retrait de l’équipe nationale Russe et de tous les clubs ou compétitions en rapport avec le pays de sa dernière production en date, FIFA 22. La marque s’estime « Solidaire du peuple ukrainien », confirmant ainsi sa cohésion avec la FIFA et l’UEFA qui ont décidé de bannir l’équipe de Russie de la prochaine coupe du monde un peu plus tôt. EA s’exécute et met à jour FIFA 22 en excluant la Russie sur la majorité des plateformes disponibles (FIFA mobile, FIFA online etc.). La marque indique ne pas s’arrêter là et évaluer les possibles futurs changements à venir dans d’autres aspects de ses jeux.
  • Sony : Le géant suspend toutes ses livraisons de jeux et de matériels hardware en Russie, y compris le dernier très attendu Gran Turismo 7 sorti le 4 mars. Il pousse plus loin en fermant son PlayStation Store en Russie et en faisant un don de 2 000 000 $ au HCR (Haut-Commissariat des Nations Unies) et à l’ONG Save The Children.
  • Ubisoft : La populaire maison Ubisoft met à jour son positionnement sur Twitter très tôt le 1er Mars et notifie entre autres qu’elle a pris des mesures afin de s’assurer du bien-être de ses équipes basées en Ukraine, principalement avec l’installation de logements dans les pays frontaliers afin d’y accueillir les réfugiés. En plus de la suspension de ses ventes en Russie, l’éditeur y est allé également de sa donation, à hauteur de 200 000 euros à l’ONG Save the Children et à la Croix-Rouge ukrainienne.
  • Microsoft : Taulier américain de la Technologie, Microsoft y est allée de son petit discours émotionnel pour externaliser son dégoût de la situation actuelle en Ukraine. La marque assure également mettre fin à ses nouvelles ventes de produits et services sans pour autant préciser en détail à quoi elle fait réellement allusion quant à sa démarche. Elle ajoute que de nombreux autres aspects de ses activités en Russie prendront fin à la suite des dispositions prises par le gouvernement lui-même. Par ailleurs, via son organisation pour les causes humanitaires, Microsoft affirme collaborer avec l’ONU et la Croix-Rouge dans le soutien des réfugiés.
  • Epic Games : Le studio américain en plein succès avec le partage de la technologie multiplateforme de Fornite a emboîté le pas à Activision-Blizzard. Il déclare arrêter tout commerce avec la Russie dans ses jeux, en réponse à l’invasion de l’Ukraine. Toutefois ils s’abstiennent d’aller plus loin (jeux actuels toujours accessibles), prônant le dialogue comme solution en parallèle avec les conflits actuels.
  • Activision-Blizzard : Le développeur de jeu vidéo clame qu’il suspend toutes ses nouvelles ventes de produits et de jeux en Russie tant que la guerre continuera. En plus de cet arrêt, le collectif de Activision-Blizzard, employés comme dirigeants, a totalisé une somme de 300 000 $ en guise d’aide. Son Président Daniel Alegre déclarait même être fier de ses collègues en Pologne qui s’évertuent d’aider les réfugiés de guerre Ukrainiens.
  • Take Two : La société complète la longue liste des entreprises ayant décidé l’arrêt temporaire de ses ventes, de l’installation et du support marketing pour toutes ses marques en Russie et en Biélorussie. Ses filiales Rockstar et 2 K Games sont également concernées.
  • Nintendo : l’entreprise japonaise quant à elle s’avance précautionneusement sans vouloir trop se positionner. Après avoir fait appel à la paix via ses porte-paroles, tout comme Sony, Nintendo annonce la suspension temporaire de toutes expéditions en Russie à cause de « perturbations logistiques » et de son magasin en ligne « en maintenance » suite à des restrictions imposées par les partenaires. Une approche qui visiblement vise à réduire le plus possible les conséquences que pourraient avoir une prise totale de position.
  • Les maisons de jeux Ukrainiennes : Du côté ukrainien, il va sans dire que les réactions des célèbres (et moins célèbres) développeurs et/ou éditeurs sont plus incisives pour leur patrie. GSC Game World, Vostok Games, 4 Agames ou encore Frogware se sont montrés patriotes en passant chacun un message qui se résume plus ou moins à la conviction en la victoire de l’Ukraine et l’appel à l’aide pour des donations. Le son de cloche est similaire du côté des pays voisins de l’Ukraine.

Le parti pris des grandes écuries de gaming ; une bonne affaire ?

On pourrait se dire que la guerre actuelle fait perdre beaucoup aux entreprises du monde des jeux, tant par la suspension de leurs transactions avec Russie, qu’avec les dons, mais en réalité l’enjeu est tout autre. Les plus grandes entreprises qui l’auront compris se sont positionnées plus rapidement. En effet, au-delà des pertes matérielles/financières qu’occasionne l’aide à l’Ukraine et la résistance à la Russie, les dirigeants ont compris qu’il y avait quelque chose de plus précieux à protéger : l’image. Le monde des jeux vidéo en général est en plein développement depuis des années et l’image des grandes écuries s’avère être aujourd’hui beaucoup plus importante que des dépenses ponctuelles ou des pertes financières. Certaines grandes écuries ont même eu à se positionner à cause de menaces de boycott des communautés. C’est beaucoup dire sur l’importance et le rôle que joue l’opinion publique dans ces entreprises. Si ces dernières renvoient l’image de sociétés neutres et insensibles aux évènements, la viralité de l’internet d’aujourd’hui peut le leur faire payer beaucoup plus cher. Par ailleurs, une guerre qui dure n’est de bon augure pour personne, surtout si d’autres pays y sont impliqués par la suite. Aujourd’hui, l’enjeu pour l’univers des jeux est plutôt de sortir de cette période sombre qui ébranle le monde entier.

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