Microtransactions : Le chiffre d’affaire a plus que doublé depuis 2012

Star Wars: Battlefront 2

Editeurs : Electronics Arts
Genre(s) : fps, action
Sortie : 2017-11-17
Mode(s) : multijoueur, solo
Plateforme(s) : pc, ps4, xbox

Alors que les microtransactions ne cessent de faire parler d’elles depuis le scandale d’EA et du coût des personnages en jeu pour Star Wars Battlefront II, le secteur ne s’est, quant à lui, jamais aussi bien porté ! Malgré les controverses et les débats animés sur le sujet, il se trouve que le chiffre d’affaire généré par ce système est en hausse depuis 2012. Et quand on dit en hausse, on dit doublé ! Pas juste quelques chiffres en plus, non, car les sommes sont de l’ordre des milliards. Un enjeu financier que les éditeurs ont bien compris et qu’ils comptent bien exploiter encore longtemps.

Un chiffre d’affaire en hausse depuis 2012

D’après Superdata, en 2012 les jeux PC et les jeux consoles ont générés 5 milliards de dollars de ventes, 2 milliards de dollars de contenu supplémentaires (DLC) et et 11 milliards de dollars de contenu type microtransactions. Ces données ont bien évoluées depuis, puisqu’en 2017 les ventes de jeux ont atteint 8 milliards de dollars, le contenu additionnel est passé à 5 milliards mais les microtransactions sont quant à elles passées à plus de 22 milliards de dollars !

Microtransactions : Le chiffre d'affaire a plus que doublé depuis 2012

D’après Superdata, si l’on réalise un projection, en 2022 ce chiffre passera la barre des 25 milliards de dollars. Un chiffre énorme qui montre bien tout l’intérêt qu’ont les éditeurs à se placer sur ce marché, au détriments des joueurs et de leur portefeuille évidemment… Si l’on remet toutes ces statistiques en pourcentages cela signifie également que la monétisation basée sur le produit (un jeu qui ne coûte rien de plus que son achat) augmenterai de 120 % tandis que la monétisation des services microtransactions rapportera beaucoup plus et augmenterai de 146 %.

Les microtransactions, le nouvelle poule aux œufs d’or des éditeurs !

Il ne faudra donc pas s’étonner que ces chiffres fassent pencher la balance du côté des microtransactions en dépits du bon sens et du respect des joueurs… Si la grande majorité ne voit aucun inconvénient a acheter des DLC en tant que contenu additionnel, il se trouve que cette même majorité n’est pas d’accord pour acheter un jeu sans pouvoir obtenir gratuitement la totalité du contenu présent ingame. Ce fut le cas pour Star Wars Battlefront II qui a vu le scandale se déclencher au moment où un joueur s’est rendu compte qu’il faudra jouer des centaines et des centaines d’heures pour obtenir les personnages jouables que l’on aurait du avoir de base, et que le seul moyen d’y parvenir dans un délai raisonnable était de mettre la main au portefeuille. De plus, Star Wars Battlefront II allait encore plus loin en permettant aux joueurs ayant les moyens financier d’acheter des Cristaux, de devenir plus puissant en obtenant des techniques spéciales puissantes, que les joueurs n’achetant pas les Cristaux ne pouvaient pas obtenir. Mais nous n’allons pas refaire l’histoire ! Le fait est que les microtransactions fonctionnent et génèrent d’énormes sommes d’argent qui ne sont pas prêtes de se tarir tant les joueurs deviennent dépendant de ce système pour avancer dans un jeu.

En somme, peut-être suffirait-il que les joueurs n’achètent plus et jouent comme avant, sans dépenser plus d’argent que ce que coûte un jeu, ou alors faudrait-il que les jeux passent gratuits puisque le contenu interne y est payant et que les microtransactions semblent perdurer. Et enfin notons que nous entrons dans l’ère des jeux payant de type Pay To Win. Qui sera le prochain ?

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