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Star Wars perd sa princesse : La princesse Leia rejoint les étoiles, Carrie Fisher est décédée

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Star Wars perd sa princesse : La princesse Leia rejoint les étoiles, Carrie Fisher est décédée

Leia rejoint les étoiles, que la Force soit avec nous...



Ce soir, une bien triste nouvelle vient bouleverser le monde du cinéma. La princesse la plus célèbre de la galaxie est décédée, emportant avec elle le souvenir marquant d’une saga épique et universelle. Son ombre plane désormais sur la saga Star wars, marquant au fer rouge une aventure que tous, petits et grands, regardent encore aujourd’hui avec passion.

 

 

De Carrie Fisher, nous conserverons le souvenir d’une princesse belle, passionnée et courageuse, même si la femme apparaissait plus faible de jour en jour, elle rayonnait toujours, tandis qu’elle apparaissait dans le dernier volet de la Saga Star Wars. Leia n’est plus, et nous sommes en deuil, elle que l’on voulait tous à nos côtés dans nos combats pour sa force a rejoint les étoiles. Carrie Fisher est décédé ce soir des suites d’une crise cardiaque qui s’est produite dans un avion que l’amenait de Londres à Los Angeles le 23 décembre.

 

 

Carrie Fisher n’aimait pas Leia, lui reprochant de lui avoir volé sa vie, mais qu’elle se rassure, dans son retour dans Le Reveil de la force, Leia, même avec ses cheveux grisonnants et ses traits marqués était toujours aussi belle, et flamboyante. Nous garderons d’elle un souvenir intemporel, et quand nos enfants regarderont cette princesse se battre au côté de Han Solo (Harrison Ford) et Luke Sywalker (Mark Hamill), nous pourrons leur dire avec émotion qu’elle a été la plus belle princesse de l’univers, et que sa lumière illuminera encore pour longtemps le paysage d’Hollywood.

 

 

Que la force soit avec vous, 2016 s’achève sur une perte qui nous plonge dans une infinie tristesse, car Star Wars est la saga qui a bercé et bercera encore longtemps notre vie, et Leia un modèle de courage et de volonté.

 


La lettre de Carrie Fisher à la Princesse Leia


Chère princesse Leia,

Je ne voudrais pas être présomptueuse en vous appelant Leia tout court, ça impliquerait une familiarité dont je ne souhaite pas présumer. Et bien que certains puissent dire que nous nous ressemblons au point de pouvoir être prises l’une pour l’autre –  si nous nous mettions mystérieusement d’accord pour nous habiller de la même manière banale et que vous refusiez enfin, raisonnablement, de vous soumettre aux rigueurs de cette coiffure tapageuse et absurde –, bref (mais enfin !), je pourrais passer pour vous avec quelques ajustements mineurs et vous pourriez passer pour moi avec des transformations sensiblement plus importantes. Mais est-ce que mon esprit s’accorderait à votre physique ?

J’ai passé près des deux tiers de ma vie à traverser des galaxies dans ces putains de bottes en cuir blanc. J’ai même essayé de répondre de vos actions, d’expliquer les motifs éventuels de choix que l’une de nous n’a pas su faire. Mais alors qu’on se souviendra éternellement de vous flânant dans des paysages infestés d’étoiles, vivant pour toujours dans les imaginations et sur les écrans, je végète bruyamment dans ce tristement célèbre placard des célébrités – à grossir, prendre des rides, me voûter et m’abêtir avec l’âge.

Nous voilà dans notre propre tableau à la Dorian Gray. Vous : douce, sûre de vous et droite dans vos bottes, condamnée pour toujours à la grande et enviable prison de l’aventure intergalactique. Moi : luttant de plus en plus contre le syndrome de stress post-galactique, portant vos cicatrices, grisonnant vos cheveux éternellement noirs et ridicules.

Vous agissez toujours en héroïne ; je la sniffe, dans une piètre tentative d’atténuer l’éclat de votre frénétique cinéma intergalactique. Vous récoltez la gloire ; je cède à la vieillesse. Vous : tellement en forme physiquement et si pétrie de bonnes intentions que cela me rend folle – en tout cas, quelque chose me rend folle. Tandis que vous combattez le côté obscur avec vos manières légères et lumineuses, je suis dans la fosse du Sarlacc, couverte par les sucs organiques infâmes de Jabba.

Cela prendra-t-il fin un jour ? Probablement pas, mais, moi, je prendrai fin. J’en suis assez certaine. Mes suites s’arrêteront fort heureusement enfin, tandis que les vôtres délimiteront et engloutiront une ère. Au moins vous avez bonne mine quand vous combattez le mal. J’ai l’air habitée. Mes yeux amusés et envieux animent un visage bouffi et abîmé par l’âge. Quoique vous soyez condamnée à rejouer les mêmes sept heures d’aventures sur un laps de temps de maintenant presque quatre décennies chahuteuses, au moins vous avez bonne mine quand vous combattez le mal. J’ai l’air habitée. Mes yeux amusés et envieux animent un visage bouffi et abîmé par l’âge. N’étais-je pas censée rester joyeusement figée dans l’ambre de notre image projetée, repoussant la rétention d’eau, le poids et les rides de la même façon que vous combattiez pour la gloire de… c’était quoi déjà, le but de cette foutue histoire – un univers rayonnant de paix et d’équité, des Ewoks cabriolant dans des champs remplis de force ? N’étais-je pas censée le rester ? Dites, ne l’étais-je pas ?

De nos destinées tout sauf partagées (si elles furent partagées, c’est d’une façon insalubre), quelle qu’ait été ou sera celle de Leia, celle de Carrie sera, au moins périodiquement, dérisoire et décevante, rongée par la commisération, vieille et surexposée, rendue triste et hors de propos en comparaison avec les aventures riches et ininterrompues de son homologue. Joue-le de nouveau, Han ! Leia joue tandis que je continue à payer et payer et payer. Je suis Carrie Fisher de Star Wars – le côté sud de Star Wars, près de l’ancienne maison abandonnée des Vador.

Je pâlis tandis que vous flamboyez. Je me voûte tandis que vous tirez juste et défendez le droit. Oh ! je sais, il y a pire. Ce pire se rassemble dans mon dos et hante mes jours futurs pleins de divertissements. Mais le pire cède au meilleur – Dorian Organa cède à Carrie Gray. Nous gagnons tous à la fin, n’est-ce pas ? Sinon définitivement, au moins pendant un nombre limité de jours sympathiques et inéluctables. Elle est la Leia Organa au centre des meilleurs souvenirs de tant d’êtres humains. Brillant dans la chaude lumière de notre nostalgie de la science-fiction.

Notre Aldérande, envolez-vous avec nous, mais où que vous alliez – au-dessus de la colline ou de cette fichue Cité des nuages, dans le palais de Jabba ou aux urgences, en haut, en bas ou à travers –, faites de votre mieux pour faire ce que je fais : faites en sorte de profiter du voyage. Laissez tomber la coiffure, mais profitez du voyage !

Amitiés, Carrie




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