Test Total War : Warhammer

J\'aime l\'article :

Qui dit Warhammer, dit guerre sempiternelle, hors rien ne pourrait mieux définir Total War : Warhammer que ceci. À une époque non définie du Vieux Monde, on nous donne pour choix de contrôler l’un des 4 empires en présence (5 si vous possédez le DLC) pour aller joyeusement conquérir le monde. Entre les batailles scénarisées liées a votre quête de race, et le libre choix d’entrer en guerre avec qui bon vous semble, Total War : Warhammer ne vous laissera pas de marbre.

Après un tutoriel un peu trop rapide ne montrant qu’une phase de bataille, on vous envoie directement à votre capitale avec une interface classique de Total War, rien de neuf de ce côté-là. Interface un peu déroutante pour les non-initiés, elle est néanmoins plutôt rapide à prendre en main (4-5 heures avant de naviguer sans rappel du conseiller pour ma part). L’interface de combat, elle, est très intuitive avec le contrôle de la vitesse du jeu en haut à droite, et les différentes capacités de vos Héros bien visibles autour de leurs portraits.

Graphiquement le jeu est magnifique. Le plateau de jeu est très détaillé (trop peut-être), on peut voir chaque arbre bouger au moindre coup de vent et lors des batailles on aime voir son griffon retomber au milieu d’une unité d’archer avant de dézoomer pour se rendre compte que l’on se fait contourner par une escouade de cavalerie à cause de ce moment d’inattention.

 

Les factions

 

article_warhammer_1

 

Chaque faction est unique en son genre, en effet il n’y a pas 2 unités pareilles dans le jeu, et chaque faction a ses spécificités :

Les humains ont une armée plutôt équilibrée avec des unités montées puissantes. Typiques de l’Humanité, ils sont à la recherche de titres et de gloires, cela vous permettra de nommer vos héros à différents rôles dans vos villes (trésorier, maître-espion…) ce qui débloquera des bonus pour vos armées.

Les nains sont patauds, dénués de magiciens et de cavalerie. En contrepartie, ils ont des lanceurs de runes, toutes leurs unités sont lourdement blindées et ils débordent d’artilleries en tout genre. Leur politique, par contre, est intéressante : au moindre affront fait (politiquement ou sur-le-champ de bataille), les nains doivent exercer une vengeance sous peine de subir des malus de moral.

Les Orcs sont nombreux, énervés et… désordonnés. Leurs unités sont immenses en nombre et peuvent être renforcées par des monstres tout aussi gros, mais ils ont un grand défaut : Le Moral. Si jamais la bataille tourne mal, ils fuyent, et tout aussi drôle, si jamais ils passent trop de temps sans combattre, ils s’entre-tuent. C’est pire que des gremlins nourris après minuit. En contrepartie, enchaînez des pillages victorieux et votre armée se transformera en une Waaaaaagh !! immense et inarrêtable.

Et enfin les comtes vampires, tels les dignes nécromants qu’ils sont, délaissent l’or au profit des cadavres et de leur sombre rituel. Ils corrompent les terres, relèvent des hordes de morts-vivants et n’ont pour but que de détruire toute vie. Ils ont les meilleurs lanceurs de sorts du jeu et leurs morts-vivants ne subissent aucune chute de moral, mais leurs unités ont peu de points de vie.

 

Le gameplay en mode solo

Les phases de gameplay alternent entre le coté gestion de l’empire en tour par tour : construction des bâtiments de vos diverses villes, diplomatie entre empires, commerce… Tout ce qui se retrouve généralement dans un 4X. Et de l’autre coté, les phases de batailles en temps réel. On prend plaisir à faire nos 5-6 premières batailles nous même, à tout régler à la main et tout optimiser en regardant notre piétaille massacrer les troupes adverses, puis on en arrive à passer les batailles « légères » face aux éclaireurs en mode automatique pour gagner du temps.

article_warhammer_2

 

Les campagnes sont assez libres, en effet bien que vous ayez un objectif bien particulier pour remporter la partie, vous pouvez tout aussi bien décider de raser le continent dans sa totalité (bien que ce soit compliqué avec l’arrivée du Chaos au bout d’un certain nombre de tours). Le fait de ne pouvoir capturer les villes que d’une race ennemie vous empêche d’avoir un territoire complètement fermé, des orques peuvent très bien passer derrière une armée humaine venant de raser une ville naine et faire pousser une de leur forteresse au milieu de nulle part.

article_total_war_warhammer_iconL’arrivée du Chaos cause quelques problèmes, vu qu’ils apparaissent de nulle part et détruisent les terres sur lesquelles ils passent, les rendant stériles. Cela vous oblige à garder des troupes en retrait pour les contenir et ralentit donc votre avancée dans la quête principale, laquelle vous demande généralement d’aller détruire la capitale ennemie à l’autre bout de la carte. Vous aurez donc à cœur d’unifier votre peuple avant l’arrivée des armées Chaotique.

 

Le gameplay en mode multijoueur

 

Le multijoueur quant à lui, se compose de 2 modes de jeu : les campagnes à plusieurs joueurs ou les batailles rangées qui peuvent aller jusqu’à 4 contre 4. Fait notable, en multijoueur il nous est donné l’opportunité de jouer les Chevaliers de Bretonnie, dont l’armée est composée en grande partie de cavalerie (dont des pégases) avec à sa tête le roi Louen Cœur de Lion. On ne s’entendra pas sur la campagne en multijoueur, l’expérience est quasiment la même qu’une campagne en solo (à part les embuscades que les joueurs évitent consciencieusement). Les batailles rangées se déroulent plutôt vite selon les compositions des armées, et une armée parfaitement équilibrée peut vite se retrouver réduite en cendre par quelques pyromanciens chanceux. Le multijoueur est un joyeux fatras de composition asymétrique et disparate qui fera en sorte que votre expérience de jeu ne sera jamais deux fois la même.

 

article_warhammer_3

Pour conclure, Total War : Warhammer est un bon titre pour les fans des 2 licences. Malgré l’absence de repère historique pour le Lore de Warhammer Battle, les armées, races et héros sont assez fidèles. L’interface assez lourde vous demandera quelques heures d’adaptation, mais la facilité et la fluidité des phases de combat viennent compenser cela.

 

Les plus :

  • L’univers Warhammer bien représenté.
  • Des graphismes à couper le souffle.
  • Une IA  intelligente qui ne fonce pas tout droit.
  • Un système de magie bien pensé.

 

Les moins :

  • Une interface très lourde (surtout pour les héros).
  • Peu de factions (4, 5 si pré-commande ou achat du DLC).
  • Les positions de départ de chaque race sont fixes.
  • Tutoriel très limité (instruction pour phase combat, mais aucune aide pour la phase gestion).

Ecrire un Commentaire